Usine à lisier d’Escoubès
Lors du CODERST du mois de mai 2007 le projet d’unité d’épuration collective de déjections
animales et autres déchets organiques pour la production d’électricité par méthanisation
à Escoubès était présenté pour avis. Lors de la dernière enquête publique en août 2006
nous avions émis un avis défavorable à ce projet. Celui-ci a été envisagé à l’origine
pour résoudre les difficultés engendrées par la densité d’élevages hors-sol (canards,
porcs) et pour diminuer les nuisances occasionnées par les odeurs ainsi que les pollutions
des sols et nappes phréatiques par l’épandage des lisiers.
Le milieu récepteur qui est le Gabas est classé en « risque de non atteinte du bon état écologique » au titre de la directive cadre sur l’eau, en raison de sa teneur trop élevée en azote et en phosphore. Ce qui nécessitera une surveillance accrue de l’ensemble des installations qui rejettent dans ce cours d’eau leurs eaux épurées. Pour notre part nous considérons que pour éviter d’avoir à recycler de nouvelles matières polluantes, il est nécessaire de produire propre en encourageant les productions labellisées élevées en plein air ou de « porc biologique » selon les caractéristiques suivantes pour rappel ou information : Le porc label rouge : litière obligatoire, truies élevées en groupe durant la plus grande partie de leur gestation, accès plein air à 17 semaines (élevé en plein air : 83 m2/animal, élevé en liberté : 250 m2/animal), transport limité à 200 kms ou 6 heures maximum, abattage à 26 semaines révolues. Le porc biologique : Truies élevées en groupe durant la majeure partie de leur gestation, litière obligatoire, accès à un pâturage, à une aire d’exercice en plein air ou à un parcours extérieur (l’espace dont dispose chaque animal varie selon l’âge et le poids), pas de limite de la durée de transport, abattage à 26 semaines révolues pour les porcs charcutiers. Jacques Mauhourat |
Usine à lisier d’Escoubès