L'irrigation du maïs (paru dans l'Hermine en juin 2005)
La maïsiculture irriguée a des conséquences désastreuses sur l’Environnement. Pollution des sols, des eaux, de l’air par les nitrates, lisiers, produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides), perturbations hydrauliques et hydrobiologiques provoquées par les barrages-réservoirs dédiés à l’irrigation nécessaire à un mode de production intensif fort gaspilleur en eau. Les agriculteurs landais utilisent près de 5000 m3 d’eau par hectare ou plus : un véritable gaspillage !
Et ceci pour justifier quelques quintaux de maïs en plus : 80 à 90 quintaux sans irriguer, 110 à 120 quintaux
grâce à l’irrigation. Au moment où le niveau des cours d’eau est au plus bas, la maïsiculture irriguée représente ainsi près de 80 % des prélèvements. Si le maïs irrigué est une plante « rentable » c’est grâce au soutien du contribuable par l’intermédiaire de la prime à l’irrigation , près de 500 euros par hectare en 2004, se rajoute le financement de barrages-réservoirs comme celui du Gabas : quelques centaines de millions d’euros supplémentaires destructeurs des milieux aquatiques. Comment justifier encore un tel gaspillage de la ressource en eau alors que nous allons avoir des contraintes climatiques de plus en plus fortes qui vont rendre l’accès à l’eau de plus en plus difficile et que le partage de la ressource en eau devra devenir plus équitable ? |